Chercher celui qui bénit, pas la bénédiction

Au contraire de la pensée actuelle, celle que la majorité des chrétiens apprennent et suivent, celle qui nous enseignent à chercher la bénédiction de Dieu, il faut cesser la recherche constante de la bénédiction et commencer à chercher la source, Celui qui bénit.  Bien que la Bible nous donne pas mal d’écritures à propos de la recherche de la bénediction, elle nous en donne bien plus sur la recherche de notre Créateur, et comment on devrait chercher Dieu et croire qu’il pourvoira à nos besoins et qu’il nous accordera nos désirs et nos rêves.

Je pense à deux écritures principales qu’on récite habituellement quand il s’agit de ce sujet-ci.  L’un des deux nous exhorte de chercher, de demander, et de frapper pour recevoir (Matthieu 7:7).  C’est la manière que j’appelerai “directe, ou franche”.  “Dieu, je voudrais une voiture neuve, un nouvel emploi, plus d’argent, un/e époux/se, et ainsi de suite”.  C’est une manière tout à fait valide et biblique d’agir, et si on a la foi que Dieu l’entende et qu’on ne doute pas dans son coeur, tôt ou tard, on aura ce qu’on demand (Matthieu 21:22.).  Toutefois, trop souvent, on finit par être déçu, soit à cause de l’attente (ce qui fait que la doute arrive et puis on lâche complètement l’affaire), soit par la bénédiction elle-même, parce que, en dépit d’avoir reçu ce qu’on a demandé, il reste une vide, quelque chose que la bénédiction ne peut pas combler, et c’est ce que la deuxième écriture traite.

Sans la présence de Celui qui bénit, la bénédiction, le désir, ou la rêve n’a pas vraiment de valeur réelle.  Oui, on peut en profiter, on peut en tirer une mesure de l’allégresse, on se sent bien pour un temps, mais au profond, on se rendra compte qu’à la fin, cela ne mène à rien (la recherche de la bénédiction seulement).  Et on ne peut comprendre  pourquoi, jusqu’à découvrir la clé de cette deuxième écriture:  “Fais de l’Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton coeur désire…“ (Psaume 37:4).  Dans cette écriture, on peut voir non seulement la clé pour recevoir ce que l’on veut, mais aussi la raison pour laquelle on le reçoit.  C’est un cycle réciproque, on se rejouit en l’Eternel et par la suite, il nous donne plus de raison pour nous rejouir en Lui.  C’est plus difficile de prier seulement “merci Seigner, je t’aime” et ensuite de croire qu’il va combler nos besoins et exaucer nos désirs que de les lui demander directement. Pourtant, plus il est difficile de croire, et plus on s’éfforce de le faire en dépit de la difficulté, plus on s’exerce dans la foi et au bout du compte, plus on plaît à Dieu (Hébreux 11:6), et pareil à nos rélations dans le monde naturel, plus on est satisfait et content avec quelqu’un, plus il devient facile de faire ceci ou cela, et non par obligation, mais parce qu’on veut le faire.  

Tout cela pour dire enfin, si nous développons une rélation profonde, amoureuse, et intime avec Celui qui bénit, il est certain que nos désirs seront exaucés et nos besoins comblés, car “il connait nos besoins même avant que nous les lui apportions en prìere”. (Matthieu 6:8).  Quand nous prions, prenons un peu plus de temps pour l’adorer et de nous rejouir dans sa présence et un peu moins pour lui parler de nos listes de demandes.  Cherchons Celui qui bénit, pas la bénédiction, on ne peut faire grande chose avec une bénédiction, mais avec celui qui bénit, rien n’est impossible.